1/ Présentation du DABATEATR
DABATEATR est d’abord le nom qu’a choisi un ensemble de jeunes artistes (dont la plupart sont issus de l’Institut supérieur d’art dramatique et d’animation culturelle) pour promouvoir une Action, Culturelle, Artistique, Libre .(ACAL). Avant d’exister en tant que association reconnue légalement, DABATEATR en tant qu’Ensemble a provoqué et produit plusieurs événements qui ont tracé sa démarche et son champ d’activité.
La famille DABATEATR, avec des moyens limités et des désirs et volontés illimités, grandit et s’enrichit au fur et à mesure de ses réalisation, sans compromis institutionnel :
- 23 juin 2004 : création de « la jeune fille et la mort » pièce de théâtre mettant en relief les fameuses années de plomb avec des jeunes marocains, algériens et yéménites.
- 15 décembre 2004 : adaptation marocaine de « la jeune fille et la mort » dans le cadre de l’éducation aux droits de l’homme par le biais du théâtre.
- 10 juin 2005 : première de « Crash land / une nuit » une création interculturelle rassemblant des artistes du Maroc, de l’Algérie, l’Allemagne et la France.
- 15 mars 2006 : avant première nationale de “الشمعة”
- Juillet-août 2006: lancement du premier “Kosmoprofêtes” dans les hautes-alpes en collaboration avec “Solidarité jeunesses France”.
- Juillet-août 2007 : 2ème “Kosmoprofêtes” en collaboration avec Queyras Libre, tournée de Chaouen (Maroc) au Festival Musiqueyras d’Abries (France).
- Janvier 2008 : Création de “D’Hommages!” en Belgique.
- Mars 2008 : Début de la tournée au Maroc.
Les artistes de DABATEATR se produisent aussi au Royal Court Théâtre de Londres en passant par la Maison National de la Danse de Bucarest au Théâtre National de Madrid ou autres maisons prestigieuses de l’art.

2/ Synopsis de la pièce
Dans Fatma, des lettres et des mots ressortent du texte : F comme femme, A comme arrogante, T comme terrasse, M comme martyrs, A comme algérienne, « arabe »… Une fois ces mots jetés sur un bout de papier, ils s’agencent et un résumé de l’histoire peut s’offrir.
Fatma est le personnage principal de la pièce de Benguettaf. C’est un personnage, une femme, une algérienne, une africaine, mais avant tout, UNE FEMME DU MONDE. Au-delà de la femme voilée ou pas, africaine ou européenne, Fatma incarne une femme citoyenne du monde, étouffée.
Benguettaf nous livre un regard à la fois intimiste et arrogant sur la société. À travers la rétrospective de la vie de Fatma, une critique sociale transparaît. Entre ciel et terre, en haut d’un immeuble, sur une terrasse, Fatma se libère. Elle s’ouvre au monde, à nous, et à elle-même. Cette femme ici courbée en deux pour laver son linge prend une liberté de parole qui lui permettra de rester debout malgré la pesanteur de sa vie sur terre.
